Le quotidien de Thibault, en images et en son.

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La bio de Thibault
Thibault Müller, 25 ans, troubles autistiques
Pépiniériste au service municipal des espaces verts de Nantes

Ce travail en plein air le comble, lui qui aime tant les plantes, surtout les fleurs qui s’épanouissent. Mais ce qu’il aime le plus désormais, c’est communiquer, échanger. Il ne veut plus être seul, sauf pour s’entraîner à conduire au volant de la voiture de ses parents. Ou pour lire des BD allongé sur son lit. Il a des plaisirs simples et comme il aime à le dire, son principal projet est de continuer à vivre sa vie.
L'éclairage d’un professionnel : Karine Rolland est chargée de l’insertion professionnelle au sein du Diapsah (Dispositif d'Appui Professionnel et Social des Apprentis Handicapés). Branche du service « Passerelle pour l’emploi » de l’Adapei 44 (association spécialisée dans la prise en charge de personnes en situation de handicap mental), le Diapsah favorise l’insertion des jeunes apprentis au sein de leurs centres de formation, ainsi que dans les entreprises où ils travaillent en alternance.
Être citoyen :
Que dit la loi handicap
du 11 février 2005 ?

"Toute personne handicapée a droit à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l'accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens ainsi que le plein exercice de sa citoyenneté." (Article 2)
- Des objectifs à la réalité :
"Citoyenneté" : c’est le dernier mot d’ordre de l’intitulé complet de la loi dite "pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées". Et celui qui résume tout ou presque. Au sens strict, il s’agit de permettre à toute personne en situation de handicap d’exercer ses droits et devoirs de citoyen. La condition sine qua non étant, bien sûr, l’accessibilité des bureaux de vote, au titre d’établissements recevant du public, ce qui est encore loin d’être une généralité. Il faudrait aussi que se multiplient les bulletins de vote avec des pictogrammes ou en braille.
Au sens large, au-delà de ces obligations légales, la loi entendait changer les mentalités en prônant le modèle d’une société plus inclusive. Mais, dans les faits, les préjugés sur l’incapacité des personnes handicapées à participer à la vie de la cité sont encore tenaces. Aujourd’hui, comme hier, ces dernières sont quasi invisibles dans les instances de représentation de droit commun.
- Bilan en chiffre :
À la question : "Au final, si nous ne pouvions retenir qu’un seul champ d’action prioritaire pour changer les choses, quel serait-il ?", 52% des personnes interrogées répondent : "Le changement des mentalités". (Source : sondage IFOP, Regards croisés : "10 ans après la promulgation de la loi sur l’égalité des droits et des chances... quel est l’état de l’opinion ?", février 2015.)
Les rêves de Thibault pour demain